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Les étangs de Tsuta et les gorges d’Oirase
Toujours dans le Tohoku, notre parcours de Karumai aux monts Hakkoda puis au lac Towada
Départ de randonnée sous un ciel menaçant
Au programme du jour : rando dans les monts Hakkoda. C’est le point le plus septentrional de notre parcours. Eh bien, nous ne serons pas déçus !
La boucle d’une dizaine de kilomètres que nous allons parcourir nous emmènera au sommet du Hakkoda-Odake, 1585m, pour 700 mètres de dénivelé.
Cela commence par un sentier, détrempé par les pluies récentes, qui grimpe dans la forêt de hêtres. Les arbres sont à nu et un tapis de feuilles jonche le sol.
Le départ de la rando se fait sur des sentiers détrempés et sous un ciel gris.
Premières traces de neige et froid mordant
Puis nous traversons une zone volcanique. La terre prend des couleurs ocre et l’odeur de souffre est omniprésente. L’ascension se poursuit dans des éboulis et les traces de neige se font de plus en plus présentes sur le sol. Jusqu’ici, le temps s’est montré clément. Certes, il fait froid mais nous profitons de quelques rayons de soleil et le sommet, devant nous, est généralement dégagé.
La montée devient plus rude et des traces de neige apparaissent
Quelques refuges ouverts à tous jalonnent le parcours de randonnée
Arrivée au sommet du mont Hakkoda dans le brouillard
Lorsque nous attaquons la dernière partie de l’ascension, le nuage vient envelopper la montagne et c’est dans un brouillard complet, sous un vent glacial, que nous arrivons au sommet. Inutile d’espérer profiter de la vue spectaculaire décrite par les guides. Nous devinons tout juste les contours du cratère de notre montagne qui est, en fait, un volcan (Comme pratiquement toutes les montagnes de la région).
Plus on monte, plus il fait froid. En approchant du sommet nous voyons que l’eau des mares est gelée
Nous n’allons pas tarder à entrer dans le nuage qui est maintenant tout proche
Nous voilà au sommet et dans le brouillard. Cela méritait quand même un selfie !
Et maintenant la neige !
La descente se fait par la face nord de la montagne. Voilà que la neige commence à tomber, d’abord un fin grésil puis des flocons de plus en plus épais… Au sol, c’est un mélange de gadoue et de neige fondue. Le froid est vif, la visibilité nulle. Nous passons enfin sous le nuage et la neige se transforme en pluie… La progression se fait maintenant sur des chemins de bois détrempés par la pluie. Christine glisse et chute lourdement sur le dos. Le sac à dos a heureusement amorti le choc. On repart…
La pluie pour finir…
Nous traversons maintenant de vastes zones marécageuses couvertes d’herbes dorées. Le chemin de bois est censé nous isoler du marais. mais la pluie a gonflé les ruisseaux et l’eau ruisselle sur les planches, les rendant particulièrement glissantes. Christine chute à nouveau. Plus de peur que de mal.
La dernière partie du chemin est éprouvante. Boue, racines, pierres, gros dénivelés dans les cailloux. Christine trébuche et disparaît dans le ravin… c’est du moins l’impression que, marchant derrière elle, nous avons. Elle est en fait tombée dans les bambous qui, en contrebas, ont amorti sa chute. Il est quand même temps qu’on arrive. Nos vêtements sont détrempés et l’eau a fini par pénétrer nos chaussures.
Mais ce soir nous dormons dans un très bel hôtel sur les rives du lac Towada où nous nous plongeons avec délice dans un onsen brûlant avant de partager un verre de saké et d’aller dîner.
L’escalier en bois, détrempé par la pluie, est très glissant
Sur la fin du parcours, le chemin de planches traverse un vaste plateau marécageux.














