Le mont Aso et sa caldeira

Départ matinal sous un ciel bleu sans nuages.
Très vite, la route plonge dans l’immense caldeira du mont Aso. C’est le plus grand volcan en activité au Japon. La caldeira couvre 25 sur 18 kilomètres ; elle contient, entre autres, la ville d’Aso et elle est peuplée d’environ 100 000 habitants. Le mont Aso est, en fait, un complexe volcanique comprenant une quinzaine de cônes volcaniques. Celui qui nous intéresse aujourd’hui est le Naka-dake, haut  de 1506 mètre et actuellement le plus actif. Ce sera le point de départ de notre randonnée.

A peine 50 kilomètres pour rejoindre le Naka-dake depuis notre ryokan. Nous n’avions juste pas anticipé l’affluence… Après la rando, il nous restera près de 140 kilomètres à parcourir pour rejoindre la maison d’hôtes réservée à Ebino.

Le Naka-dake

Surprise en approchant du Naka-dake : nous tombons dans un énorme bouchon et il nous faudra près d’une heure pour parcourir le dernier kilomètre. Nous n’avions pas anticipé une conjoncture exceptionnelle :
1. L’accès au Naka-dake est ouvert. C’est assez rarement le cas car il est réputé expulser des vapeurs particulièrement toxiques et ses abords sont très souvent fermés.
2. Il fait très beau et tous les sommets sont dégagés.
3. C’est la fête du Travail et les Japonais sont en week-end prolongé !
Bref, un monde fou se presse aux abords du Mont Aso et, après avoir hésité plusieurs fois à renoncer et à faire demi-tour, nous finissons par attteindre le grand parking proche du cratère.

La foule se presse le long des barrières qui protègent le vaste cratère de 600 mètres de diamètre. Le lac acide au fond du cratère n’apparaît que de façon furtive quand le nuage de vapeur qu’il dégage daigne se déchirer.

La cratère du Naka-dake

Près de 160 mètres au fond du cratère, le lac acide laisse parfois deviner sa surface d’un vert émeraude.

Sur les pentes du Taka-dake

La randonnée que nous entamons depuis le parking du Naka-dake nous mène à l’assaut du Taka-dake, le plus haut cône volcanique du mont Aso. Après une approche facile sur un chemin de planches, la progression se fait laborieuse et difficile sur une pente raide et un chemin vaguement tracé dans les éboulis. Nous y croisons de nombreux randonneurs et sommes particulièrement impressionnés par des groupes, plutôt féminins et d’un âge avancé, qui progressent gaillardement dans ces conditions difficiles, sans oublier de papoter gaiement !

Nous n’atteindrons pas le sommet du Taka-dake car partis assez tard du fait des bouchons, nous n’aurons pas le temps d’en gravir les dernières pentes. Cela aura été quand même une randonnée magnifique récompensée par un splendide panorama depuis les hauteurs qui dominent le cratère actif du Naka-dake.

Le chemin de planches au départ du parking avec, dans le fond, les vapeurs qui s’échappent du Naka-dake

Nous progressons dans un univers minéral et volcanique

Nous croisons de nombreux randonneurs, parfois des groupes de personnes âgées.

Notre chemin domine maintenant le cratère du Naka-dake

Le paysage volcanique offre d’étonnants jeux de couleurs

Encore une charmante hôtesse

La nuit est tombée lorsque nous arrivons à Ebino et nous avons un peu de mal à trouver notre maison d’hôte située dans un quartier résidentiel. Nous y sommes accueillis avec beaucoup de gentillesse et notre hôtesse nous servira un très bon repas et nous fera goûter une excellente tisane relaxante, toute bleue, à base de fleurs et plantes de son jardin.