Exploration de la région de Semonkong

Innocent, notre guide

Au Semonkong Lodge, nous engageons Innocent qui, pour 10 euros, sera notre guide de la journée. Il va d’abord nous accompagner à la chute d’eau de Maletsunyane puis nous guidera dans la montagne à la rencontre des bergers.

En route pour la cascade de Maletsunyane

La piste qui mène à Maletsunyane Falls ne présente pas de difficulté particulière. Elle serpente dans les collines entre villages et pâturages. Au bord de la route, un pasteur garde son troupeau de vache. Nous nous arrêtons, bavardons par l’intermédiaire d’Innocent et faisons quelques photos

Village Basotho. Les rondavels, petites maisons rondres en pierre et toit de chaume sont typiques de ces innombrables petits villages du Lesotho..

Le troupeau et son pasteur, drapé dons son élégante couverture colorée.

La cagoule protège du froid, mordant au petit matin, et de la poussière

 

Maletsunyane Falls

Maletsunyane Falls est réputée la plus haute chute d’Afrique australe. Avis aux amateurs : des descentes en rappel sont organisées depuis son sommet. Nous n’aurons pas essayé…

Maletsunyane Falls : un saut de 192 mètres. Pour la descente en rappel, juste à côté, c’est 204 mètres… Avis aux amateurs !

Au-delà de la cascade, la rivière Maletsunyane s’écoule dans un canyon profond.

 

Rando : descente au pied de la cascade

La descente dans le canyon se fait par un chemin étroit et escarpé dans un somptueux décor minéral.

Arrivé en bas du sentier, on est presque au fond du canyon. Un sentier à flanc de montagne mène jusqu’au pied de la cascade

La remontée du canyon se révèle laborieuse mais toujours aussi spectaculaire.

 

Un étroit chemin, à flanc de montagne, mène jusqu’au pied de la cascade. A cette saison, le débit est assez faible. C’est au printemps (à l’automne chez nous) qu’elle est le plus spectaculaire.

En remontant de la cascade…

 

Pique-nique et discussion

Au cours du déjeuner, le débat s’engage avec Innocent pour savoir ce que nous ferons ensuite. Lui nous verrait bien aller boire des bières dans un « pub » pour se remettre de la balade ! Nous on serait plutôt pour randonner dans la région qui est vraiment magnifique…

 

Déjeûner et conversation animée entre Christine et Innocent.

Un cheval pâture en liberté près d l’endroit où nous déjeûnons

Au pays des bergers de Semonkong

Finalement, nous nous mettons d’accord : nous reprenons la voiture et Innocent nous emmène dans la montagne, à une quinzaine de kilomètres au nord de Semonkong. Là, nous aurons quelques chances de rencontrer les bergers qui gardent les troupeaux dans la montagne.
Cette fois, il n’y a pas de chemin et nous progressons dans la végétation. Très vite, nous apercevons des abris de bergers. Certains semblent abandonnés mais d’autres sont manifestement utilisés.

Nous sommes au début de l’hiver et le paysage a pris ses couleurs dorées. Au printemps prochain, il sera tout vert.

Les abris de bergers apparaissent au loin

À la rencontre d’un berger

Innocent s’approche de plusieurs abris mais, bien que ceux-ci soient utilisés, leurs propriétaires sont absents et nous n’osons évidemment pas aller plus loin. Et puis soudain un curieux dialogue s’installe entre Innocent et un berger que nous ne voyons pas mais qui répond distinctement aux questions d’Innocent, dans une langgue basotho que nous ne comprenons évidemment pas. Et voilà que le berger apparaît soudain, descendant de sa montagne, accompagné de ses chiens. il nous emmène « chez lui » : deux huttes et un enclos posés sur de la terre battue, face au paysage grandiose de la vallée. Nous ne voyons pas de troupeau.

Le berger nous fait visiter sa hutte. C’est vite fait : une paillasse au matelas fait de paille de mils, sur laquelle il s’assied et il dort et un foyer pour cuisiner et chauffer la hutte. Pas de cheminée, la fumée s’échappe directement au travers du toit en paille de mils

 

Une hutte, un enclos. Le toit de la deuxième hutte, invisible sur cette photo, était fait de vieille toile de tente raccomodée.
Les abris sont construits sur le modèle des rondavels, avec des murs en pierre et un toit en paille de mils posée sur une charpente sommaire faite de branchages.
L’enclos reprend la forme de la hutte, sans le toit de chaume.
Le berger et son chien : bottes de caoutchouc, pantalon bricolé, l’incontournable couverture, un joli chapeau et, dans la poche, l’indispensable téléphone portable : le réseau couvre quasiment tout le pays, même les endroits les plus reculés.
La vie est rude dans la montagne mais ce berger était plutôt joyeux et a beaucoup plaisanté avec Innocent. A nos dépends ? sans doute…
En sortant de sa hutte, le berger fait face à ce paysage…
Parcours du jour dans la région de Semonkong